Le saupoudrage social de la Commission européenne ne suffira pas à faire passer la pilule de l'austérité 02/10/13

Une communication sur la dimension sociale de l’Union économique et monétaire (UEM), adoptée aujourd’hui par la Commission, propose d’associer davantage les syndicats et les employeurs, au niveau tant européen que national, à la définition et à la mise en œuvre de recommandations stratégiques au cours du Semestre européen, le cycle annuel d’élaboration des politiques économiques de l’Union européenne.

La Commission européenne propose aussi la création d’un nouveau tableau de bord statistique afin de permettre une identification plus précise et plus précoce des grands problèmes sociaux et d’emploi dans le cadre du Semestre européen.

Ces propositions doivent encore être adoptées par les gouvernements des États membres de l’UE.

Pour Karima Delli, députée européenne Europe Ecologie et membre de la commission de l’Emploi et des affaires sociales :

« La Commission européenne souffle le chaud et le froid. Au printemps, elle adressait des recommandations de politiques économiques particulièrement libérales aux Etats européens. Aujourd’hui, elle propose un timide rééquilibrage de la gouvernance de la zone euro, vers une Europe un peu plus sociale.

Mais si la Commission est prête à enfin tenir compte des enjeux sociaux dans son pilotage de la zone euro, elle a refusé de placer ces enjeux au même niveau que les enjeux économiques. En réalité, les propositions de la commission sont un cache-misère !

Bornée, car fidèle à son agenda néolibéral, la Commission continue de promouvoir la mobilité des travailleurs comme une panacée pour la lutte contre le chômage. Ce n’est pas la fuite des cerveaux qui réglera la crise économique et sociale en Grèce et en Espagne !

Cynique, elle feint d’ignorer que si l’on donne davantage de place aux partenaires sociaux, cela se fera au seul profit des employeurs puisque leurs ressources logistiques, juridiques et financières sont sans communes mesures avec celles des syndicats. Où sont les moyens pour faire vivre un véritable dialogue social européen ?

Aveugle, la Commission refuse encore de renouveler la Stratégie européenne en faveur de la santé et de la sécurité au travail, alors que 168 000 personnes meurent chaque année d’une maladie ou d’un accident lié au travail.

Ça suffit ! Les écologistes présenteront leur propre candidat à la présidence de la Commission européenne afin de mettre un terme aux années Barroso, qui auront gravement terni l’image de l’Europe. La droite européenne, qui a choisi puis reconduit M. Barroso pour un deuxième mandat, devra assumer cet échec. »

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