EMIS #16 : tandis que l'Italie refuse de coopérer, Fiat se fait rattrapé aux Etats-Unis 12/01/17

COMMUNIQUE I Suite à l'audition du 12 janvier du responsable italien et aux accusation sur FIAT

Après Volkswagen, l'agence de protection de l'environnement américaine (EPA) a accusé jeudi 12 janvier 2017 Fiat Chrysler d'avoir truqué les moteurs de 104 000 véhicules diesel afin de minimiser le niveau réel de leurs émissions.

Hasard du calendrier, la Commission d'enquête du Parlement européen sur le dieselgate auditionnait justement ce jour le Ministre italien délégué aux transports, Monsieur Riccardo Nencini.

Durant l'audition, le ministre s'est montré très évasif quant aux questions portant sur les dépassements d'émissions polluantes du modèle Fiat 500x, soupçonné par les autorités allemandes d'être équipé d'un logiciel fraudeur. Selon l'enquête allemande, le système de dépollution de ce véhicule (EGR) s'éteindrait automatiquement au bout de 22 minutes alors que la durée du test en laboratoire (cycle NEDC) est de 20 minutes. Face aux interrogations des députés européens, le Ministre a affirmé que l'Italie avait mené des tests suffisants, que ces derniers n'avaient pas révélé la présence d'un logiciel et que le système en question ne s'éteignait pas mais se "modulait" pour protéger les moteurs.

Enfin, le Ministre a à nouveau expliqué que selon lui, Fiat ne devait rendre des comptes qu'aux autorités italiennes.

 

Pour Karima Delli :

« Le manque de coopération de l'Italie dans ce dossier ne fait que confirmer les soupçons éveillés en France et en Allemagne quant aux dépassements importants observés sur les véhicules FIAT. Comme beaucoup d'Etats-membres, l'Italie se cache derrière les "flous" de la législation européenne pour protéger son champion national et c'est finalement du côté des Etats-Unis que le couperet tombe. Après Volkswagen, Fiat va bien être obligé de s'expliquer auprès des autorités américaines, ce qui pourrait lui coûter cher après les 22 milliards de dollars déboursés par le géant allemand.

Ici en Europe, les constructeurs n'ont toujours pas été sanctionnés et les usagers restent lésés. La réforme engagée par l'UE pour renforcer le régulateur européen est plus que nécessaire pour pallier à ce déséquilibre. C'est pourquoi nous portons la création d'une agence européenne de surveillance du marché qui mette un terme à la maladministration générale des autorités nationales et soit la garante du respect des normes anti-pollution en Europe ».

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