L'impact du Brexit sur le secteur aérien 11/07/17

COMPTE-RENDU I Audition du 11 juillet en commission Transports, sur le thème "Impact du Brexit sur le secteur aérien"

Cette audition s'est déroulée en 2 parties. Dans un premier temps nous avons entendu des représentants de trois aéroports majeurs de l'UE (Heathrow, l'aéroport de Dublin et CDG), puis les compagnies (IAG, Ryanair, Airlines for America, Lufthansa, TUI) et enfin les constructeurs représentés par Airbus.

Le but principal de l'audition était de créer un dialogue ouvert et transparent afin d'identifier et de comprendre les risques posés par le départ du Royaume-Uni de l'UE pour les secteurs du transport aérien et du tourisme ainsi qu’en matière de liberté de circulation des citoyens et de connectivité au sein de l'Union européenne. À cet égard, ces entreprises ont été invitées à exprimer leurs inquiétudes et la façon dont cela pouvait influencer leurs plans, leurs opérations et leurs structures de propriété.

Les principaux messages que j'ai retenus de ces neuf témoignages sont d'abord une vision commune de la valeur ajoutée du Ciel unique, de l’EASA et des programmes européens de recherche et d'innovation, qui bénéficient à l'ensemble du secteur aérien mais également une préoccupation majeure quant à l'avenir de l'industrie aéronautique européenne dans la période post-Brexit.

Contrairement à d'autres secteurs de l'économie, l'aviation repose sur une planification à long terme. Par exemple, les billets d'avion sont en vente un an avant un horaire et les aéroports négocient des créneaux horaires avec les compagnies aériennes au moins six mois à l'avance. Ainsi l’échéance de mars 2019 pour trouver un accord doit en réalité être ramené à septembre ou octobre 2018 au plus tard. 

Monsieur O’Leary, PDG de Ryanair, avec les ton excessif qu’on lui connaît, n’a pas hésité à prévenir : « La date butoir pour les compagnies aériennes, ce n'est pas mars 2019 mais septembre-octobre 2018. Nous commencerons à annuler des vols 6 mois avant ».

Pour ma part, alors qu’il est encore trop tôt pour tirer une quelconque conclusion, je considère qu’il est nécessaire d'anticiper et de renforcer la visibilité des négociations qui doivent se faire en toute transparence afin de permettre aux compagnies aériennes d'annuler les vols et de déplacer la flotte avec des dommages limités ou, espérons-le, aucun dommage pour les citoyens européens et le secteur aérien.

A noter : après, cette première audition consacrée au secteur aérien, nous nous intéresserons au sort du secteur ferroviaire et routier en octobre, puis aux passagers en novembre. RDV sur le site de la Commission Transports pour suivre les débats 

http://www.europarl.europa.eu/committees/fr/tran/home.html

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